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Six signes d’avertissement

Donald Trump, magnat de l’immobilier, mis en faillite. Richard Nixon, 37e président des États-Unis, démissionne de la présidence lors du scandale du Watergate. Jennifer Capriati, étoile montante du tennis, séjourne dans un centre de réadaptation pour toxicomanes. Jim Bakker, célèbre télé-vangéliste, est reconnu coupable de fraude.

Dans un passé récent, nous avons assisté à la chute publique de dirigeants dans presque tous les domaines d’activité, entreprise, politique, religion et sports. Un jour, ils sont au dessus de la mêlé, le lendemain, la mêlé les recouvre.

Bien sûr, nous pensons que cette catastrophique défaillance ne pourrait jamais nous arriver. Nous avons travaillé dur pour atteindre nos positions bien méritées de leader – et nous ne la lâcherions pour rien au monde ! La mauvaise nouvelle : la distance qui sépare le « leader bien-aimé » de l’échec et du mépris est plus courte que nous le pensons.

Ken Maupin, psychothérapeute et collègue, a construit sa pratique sur le travail avec des personnalités de haut vol, y compris des dirigeants d’entreprises, de la religion et du sport. Ken et moi avons souvent discuté des raisons pour lesquelles les dirigeants échouent. Nos discussions ont conduit à ce qui suit : les « signes d’avertissement » de défaillance imminente.

1er signe d’avertissement : Un changement d’attention

Ce changement peut se produire de plusieurs façons. Souvent, les dirigeants perdent tout simplement de vue ce qui est important. L’objectif qui les a catapultés vers le haut disparaît, et ils deviennent distraits par les attributs du leadership, comme la richesse et la notoriété.
Les dirigeants se distinguent généralement par leur capacité à « think big ». Mais lorsque leur objectif se déplace, ils se mettent soudainement à penser petit. Ils pratiquent un micro management, se font rattraper par des détails qu’il serait préférable de laisser traiter par d’autres, se font absorber par le banal et le sans importance. Et pour accentuer les choses, cette tendance est parfois exacerbée par un penchant pour le perfectionnisme.

Une déviance encore plus subtile du leadership est l’obsession du « faire » plutôt que « devenir ». Habituellement, la qualité du travail du leadership est le résultat de sa personnalité. Ce que le leader fait découle naturellement de sa vision intérieure et de son caractère. Il est possible pour un dirigeant de devenir trop orienté action et, dans le processus, de perdre le contact avec le plus important, le développement de soi.

Quel est votre objectif principal ? Si vous ne pouvez pas l’écrire au dos de votre carte de visite, alors il est à parier que votre leadership souffre d’un manque de clarté. Prenez le temps nécessaire pour ramener votre attention sur ce qui est important.

En outre, pouvez-vous décrire votre pensée comme communicative ou crispée ? Bien sûr, vous devez toujours être disposés à faire ce qu’il faut pour que le travail soit fait, mais n’essayez jamais de faire ce que d’autres peuvent accomplir aussi bien que vous. Bref, assurez-vous que votre attention porte sur le pilotage plutôt que sur le faire.

2ème signe d’avertissement : une mauvaise communication

Un manque de concentration et la désorientation qui en résulte conduisent généralement à une mauvaise communication. Ceux qui suivent ne peuvent probablement pas comprendre l’intention du leader quand celle-ci n’est pas sûre pour lui ! Et quand les dirigeants ne sont pas clairs quant à leur propre but, ils cachent souvent leur confusion et incertitude dans une communication ambiguë.

Parfois, ils tombent dans le piège de voyance. En d’autres termes, ils commencent à croire que les autres, véritablement engagés, perçoivent automatiquement leurs buts et comprennent ce qu’ils veulent sans qu’on le leur dise. Ce malentendu est alors vu par de tels gestionnaires comme un manque d’effort (ou engagement) de la part de collaborateur, plutôt qu’une défaillance de leur propre de communication.

« Dites ce que vous pensez et pensez ce que vous dites » est un conseil intemporel, mais il doit être précédé de « sachez ce que vous voulez dire » ! La clarté sous-jacente de l’objectif est le point de départ de toutes les communications efficaces. C’est seulement lorsque vous êtes tout à fait clair sur ce que vous voulez transmettre que le dur travail de communication « verse ses dividendes ».

3ème signe d’avertissement : L’aversion pour le risque

Troisièmement, les dirigeants à risques commencent souvent par être conduit par la crainte de l’échec plutôt que par le désir de réussir. Les réussites passées créent la pression pour les dirigeants: « Serai-je capable de maintenir ce rendement exceptionnel? » « En fait, plus un leader réussi, plus est haute est sa perception du coût de l’échec.

Alors, poussés par cette  peur, les dirigeants sont incapables de prendre des risques raisonnables. Ils veulent faire seulement ce qu’ils ont testé et éprouvé ; les tentatives d’innovation – généralement une des clés de leur succès initial – diminuent et disparaissent.

Qu’est-ce qui est le plus important pour vous : la tentative ou l’issue ? Prenez-vous toujours des risques raisonnables ?  Une direction prudente ne prend jamais le risque de détruire de ce qui a été accompli, mais n’est pas paralysé par la peur. La danse du leadership ressemble souvent à deux pas vers l’avant, un pas en arrière.

4ème signe d’avertissement : Le glissement de l’éthique

La crédibilité du dirigeant est le résultat de deux aspects : ce qu’il ou elle fait (compétences) et qui il ou elle est (personnalité). Un écart entre ces deux aspects crée un problème d’intégrité.

Le principe le plus élevé du leadership est l’intégrité. Quand l’intégrité cesse d’être la priorité d’un leader, lorsqu’un compromis avec l’éthique est rationalisé plus loin que nécessaire pour le « plus grand bien », lorsque les résultats deviennent plus importants que les moyens de les réaliser, c’est le moment où un chef de file s’engage sur la pente glissante de la défaillance.

Souvent de tels dirigeants considèrent leurs collaborateurs comme des pions, un simple moyen de faire, confondant ainsi manipulation avec leadership. Ces leaders perdent toute forme d’empathie. Ils cessent d’être des personnes « perspicaces» et deviennent des personnes « aimables », usant de la popularité pour diminuer la culpabilité d’une intégrité devenue obsolète.

Il est impératif pour votre leadership que vous soumettiez constamment votre vie et  votre travail à un examen minutieux. Existe-t-il des zones de conflit entre ce que vous pensez et la façon dont vous vous comportez ? Un compromis s’est-i glissé dans votre trousse d’outils opérationnels ? Le plus sûr moyen de savoir  est de demander aux personnes sur qui vous comptez,  si elles se sentent utilisés ou prises en compte.

5ème signe d’avertissement : Pauvre self management

Malheureusement, si un leader ne prend pas soin de lui ou d’elle, personne d’autre ne le fera. À moins qu’un leader ait la chance d’être entouré de collaborateurs plus-sensible que la normale, personne ne focalisera sur ses signes de fatigue et de stress. Les dirigeants sont souvent perçus comme des d’êtres surhumains, comme branchés sur une source énergie illimitée.

Alors que le leadership est vivifiant, il est aussi fatiguant. Les dirigeants qui ne parviennent pas à s’occuper de leurs besoins physiques, psychologiques, émotionnels et spirituels courent à la catastrophe. Pensez à avoir une jauge pour chacun de ces quatre domaines de votre vie – et à les vérifier souvent ! Lorsqu’une jauge atteint le seuil critique, prenez le temps de vous « rafraîchir » et de vous « ravitailler ». Réduisez vos horaires et à prenez soin de vous – il est absolument vital pour votre leadership que vous continuiez de croître et de vous développer, tâche qui peut être accompli seulement quand vos réservoirs sont remplis.

6ème signe d’avertissement : L’amour perdu

Le dernier risque dont les dirigeants doivent se prémunir est celui de s’éloigner de leur premier amour, de leur rêve. Paradoxalement, le dur travail de leadership devrait être épanouissant et même amusant. Mais lorsque les dirigeants perdent de vue le rêve qui les a contraints d’accepter la responsabilité de la direction, ils peuvent se retrouver eux-mêmes à travailler pour des causes qui signifient peu pour eux. Ils doivent s’en tenir à ce qu’ils aiment, à ce qu’était leur motivation du début, afin que  s’accomplisse le leadership.

Tenez compte des signes

Les panneaux d’avertissement dans la vie – des feux stop aux étiquettes de prescription – sont là pour notre bien. Ils nous protègent de la catastrophe, et il serait fou de les ignorer. Lorsque vous observez les six panneaux d’avertissement d’échec d’une direction, n’ayez pas peur de porter un regard honnête sur vous-même. Si l’un de ces avertissements sonne vrai, prenez des mesures aujourd’hui ! La bonne nouvelle c’est qu’en prêtant attention à ces signes et en tenant compte de leurs avertissements, vous pouvez éviter la catastrophe et maintenir le type de leadership qui est à la foi sain et épanouissant pour vous et ceux qui vous accompagnent.

Texte de M. Sanborn traduit de l’américain

2 Responses to “Six signes d’avertissement”

  1. J’ai passé un moment agréable avec vous, merci bien pour cette excellente traduction….

  2. max dit :

    thanks for information….

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